Sobre la inutilitat revolucionària de les lletres

Llegeixo el llibre d’Anne Larue, L’autre mélancolie. Acedia, ou les chambres de l’esprit, i em trobo amb algunes reflexions molt encertades, de cares a una eventual apologia de l’excel·lent inutilitat revolucionària de les humanitats i la lectura: «Le vingtième siècle se fait décidément virtuose dans le déni de la vie intérieure. […] Dans cet univers [de producció i consum, com l’havia descrit Júlia Kristeva, Les Nouvelles Maladies de l’âme], la lecture, activité intellectuelle non dépensière, non productive et de surcroît pourvoyeuse d’une éventuelle liberté, est proscrite. “You can’t consume much if you sit still and read books”, écrit Aldous Huxley [a Un món feliç]. Revendiquant le repli intérieur, la mélancolie –avec l’acedia qui est devenue une de ses espèces– ne suit pas, en notre siècle, le mouvement du monde comme il va, et qui impose la frénésie trépidante des activités, la puissance incontestée de l’en-dehors, l’efficacité triomphante de l’action concrète. Il n’est pas bon de s’enfermer seul et d’appeler travail une certaine forme de rêve intérieur qui ne produit que de la pensée, ou de l’art, ou des fantasmes, ou rien du tout. Sommeil, frilosité, hibernation, misanthropie, tous les attributs que le Moyen Âge accordait à la mélancolie sont encore de mise pour la dévaloriser aujourd’hui».

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